
Archidiocèse de Brazzaville
196 nouveaux adhérents dans la Confrérie Émile Biayenda.
Le vendredi 26 octobre 2007, en la Cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville, la Confrérie Emile Biayenda
de l'Archidiocèse a célébré le 49e anniversaire de l'Ordination presbytérale de celui dont ils ont pris pour
modèle de foi, Emile Cardinal Biayenda.
Au cours de la dite messe, 196 nouveaux membres ont pris l'engagement
de servir le Seigneur à travers ledit mouvement d'apostolat.
Présidée par M. l'Abbé Brice Banzouzi, vicaire à la paroisse Notre-Dame des Apôtres à Sangolo qui avait à ses côtés M. l'Abbé Vincent Massengo, vicaire à la paroisse Ndona Marie à Mfilou, la messe a commencé par un chant «Yo nkia mpila nsayi», qui a permis aux-deux prêtres de faire leur entrée dans l'église, pris d'assaut une heure avant par les fidèles.
Après le bref commentaire du Corriphée qui a circonscrit l'événement, la messe, animée par la chorale de la confrérie devait suivre son cours normal. Après l'écoute de la Parole de Dieu, l'Abbé Brice Banzouzi, à qui revenait la prédication a dit : «ce jour du 26 octobre, est un jour plein de souvenir, un jour d'allégresse, jour de joie. Un jour où la chrétienté catholique de Brazzaville se souvient de la date d'ordination presbytérale de celui qui fut leur pasteur l'Abbé, Mgr, puis le Cardinal Emile Biayenda. 26 octobre 2007, est aussi un autre jour de joie où la confrérie accueille en son sein 196 nouveaux membres. Ceux-ci vont s'engager résolument à suivre le Christ à travers la confrérie Emile Biayenda. Aujourd'hui, enfin, la Confrérie Cardinal aura une pensée pieuse pour son défunt aumônier, l'abbé Marcel Miayoukou, décédé lui, un jeudi à 11 h45 au Centre Hospitalier de Brazzaville».

L'Abbé Brice Banzouzi, procédant à la bénédiction des foulards
Poursuivant son homélie, le prédicateur devait dire encore : «Le Cardinal Émile Biayenda que vous avez choisi comme modèle de foi, vous a laissé quelques vertus auxquels vous êtes tenus de suivre : l'humilité, la prière assidus, etc. Sa vie durant, Émile Cardinal Biayenda, celui dont l'Église propose à la face du monde comme modèle de foi a prôné l'amour, la paix, l'unité vraie et le pardon mutuel. Mieux encore, il a donné sa vie en sacrifice pour l'amour de son peuple. La vie du Cardinal a été un engagement total centré sur l'amour».
Voulant décrier certains comportements néfastes, l'Abbé Brice Banzouzi devait interpeller les uns et les autres : «Vous n'êtes pas un "muziki" où encore "une mutuelle d'amis". Vous êtes une confrérie, donc des frères et des sœurs qui doivent s'aimer davantage. Vous devez vous comporter à l'image de celui que vous avez choisi comme modèle Emile Cardinal Biayenda, qui lui a suivi les pas de Jésus Christ. Prôner l'amour, la fraternité entre vous. Ne soyez pas les semeurs de la division, de la haine. Mais soyez comme nous le dit le Christ Jésus, dans les béatitudes : des artisans de paix.
Si je vous interrogeais sur ce que fait chacun à son chacun, sur ce que dit, chacun sur son chacun, je pense, ce qui primerait, c'est le négatif. Donc, en cette année dédiée en souvenir du bon Cardinal, essayons de faire notre propre bilan, notre propre examen de conscience. Posons-nous la question ci-après : «Qu'ai-je fais pour ma confrérie, mon foyer, ma famille et dans ma paroisse ?». «Allons-nous, vraiment bien encadrer ces 196 nouveaux membres qui viennent d'adhérer notre Confrérie ?».
A l'endroit des nouveaux venus, l'Abbé Brice Banzouzi à attirer leur attention «Vous qui venez d'adhérer la Confrérie, êtes-vous venus pour construire ou détruire ?». Retenez-le : «Vous n'êtes pas venu pour observer ce qui se vit, se fait à l'intérieur de la confrérie». Mais plutôt, «vous êtes venus pour être des témoins de l'Evangile et des rapporteurs de la Bonne Nouvelle telle prônée par Tata Biayenda sa vie durant».
N'ayez pas peur
Que cette nouvelle année pastorale qui a été ouverte le 6 octobre dernier avec comme thème : «Familles, soyez témoins de l'amour du Père», nous voulons faire sienne les propos de Mgr l'Archevêque qui nous a demande : «que la famille retrouve sa vocation première : don et engament, lieu privilégié de développement de la personne. La famille est le patrimoine de l'humanité. Pour cela, il est nécessaire que l'Église entreprenne une action pastorale dans laquelle les vérités essentielles de la Foi soit soulevée», Que cette année de souvenir pour notre bon pasteur le Cardinal Émile Biayenda, nous soit heureuse et féconde. Quelle nous apporte beaucoup de grâces de paix, d'amour, de concorde et de fraternité dans nos foyers, nos familles, nos mouvements d'apostolat, notre paroisse et pourquoi dans notre pays», a conclu l'Abbé Brice Banzouzi.
Signalons qu'avant la fin de la messe, les deux célébrants accompagnés du bureau diocésain de la Confrérie sont allés déposer une gerbe de fleurs sur les tombes du Cardinal Émile Biayenda, Mgr Théophile Mbemba, Mgr Barthélemy Batantou et l'Abbé Marcel Miayoukou, leur défunt aumônier.
Grégoire YENGO DIATSANA
Poème
Parle Emile
Parle Emile pour le pardon dont tu es l’étoile
Que nous donnions aux bêtes de notre grande forêt équatoriale
Illumine nous, Emile, illumine-nous fac à la rancœur sans pédale
Pour que ta glorieuse mort s’incarne dans notre conscience vespérale
Parle Emile, parle pour que ton élévation parmi les Saints soit notre joie éternelle
Pour que nous balançions avidement dans notre puissant fleuve, notre incrédulité à percevoir les merveilles
du Seigneur.
Parle Emile, parle pour l’humilité dont tu es le glaive
Afin que toutes les filles et fils de ce pays que tu as sauvé par ton précieux sang comme ton Maître Jésus
sachent s’humilier devant n’importe quelle situation qui risque de troubler la paix sociale.
Défends nous Emile, défends nous contre l’orgueil originel.
Parle Emile, parle pour ce Congo dont tu es le plumage
Que nous ruinons avec gaieté et espérons le rasage.
Protège nous Emile, protège nous contre le tribalisme ton émule.
Parle Emile, parle pour notre paix bien bâtie sur le sable.
Silence, silence Congolais et Congolais écoutez le grand Emile vous parler de la paix et de l’unité.
Vivez la paix dans, par et pour l’unité le travail et le progrès véritables.
Neil Davis BATCHI
Séminariste en stage

